5 différences entre les écoles de langues au Québec et dans le reste du Canada

Le marché des écoles de langues au Québec et à Montréal, dû au caractère distinct de la province de Québec, contient des éléments et particularités qui le distinguent du marché canadien. La culture et la nature linguistique de la province attirent différentes catégories d’étudiants internationaux et canadiens. Et la structure du gouvernement et ses relations avec la francophonie encouragent le développement de programmes nouveaux et uniques au pays.

Voici 5 façons dont le marché québécois des écoles de langues diffère du reste du pays.

#1 Le Québec reçoit plus d’étudiants canadiens que toutes les autres provinces

Les Canadiens sont le premier contingent d’étudiants non-résidents au Québec. En 2019, les 2 500 étudiants domestiques qui ont choisi d’étudier une langue au Québec ont placé le Canada devant le Mexique, le Brésil, et la Chine.

Aucune autre province ne rapporte de tels chiffres. D’ailleurs, le nombre d’étudiants canadiens est bas dans toutes les autres régions du Canada, ce qui met en évidence la particularité et l’attractivité de la belle province pour ceux qui désirent changer d’environnement et de culture sans sortir du pays.

#2 Plus de 50 % des étudiants sont au Québec pour étudier le français

Grâce à son paysage linguistique unique, le Québec est un des rares endroits en Amérique du Nord à offrir une expérience d’apprentissage du français en immersion complète.

Bien que les écoles de langues au Québec et à Montréal offrent des cours d’apprentissage de l’anglais de qualité aux étudiants internationaux, elles ont également développé de solides programmes d’enseignement du français.

La nature bilingue d’une ville comme Montréal incite certains étudiants à choisir le Québec pour apprendre à la fois l’anglais et le français.

Cette diversité naturelle dans le marché des écoles de langues au Québec pose certains défis du point de vue du recrutement et de la promotion des programmes. Cela dit, cela présente aussi de belles opportunités de diversification des stratégies et partenariats en recrutement.

#3 Moins d’étudiants venant de l’Asie de l’Est

Le marché des écoles de langues au Québec semble avoir plus de difficultés à attirer les étudiants venant de l’Asie de l’Est. Ceux-ci préfèrent les provinces anglophones.

Bien que de nombreuses écoles de langues à Montréal et Québec entrent en partenariat avec des agents japonais et coréens, les étudiants de ces derniers choisissent largement d’étudier en Ontario et dans les provinces de l’Ouest canadien. À vrai dire, plus de la moitié des étudiants japonais au Canada choisissent une école de langues en Colombie-Britannique.

Le Japon, la Corée et la Chine font partie des 5 premiers pays d’origine des étudiants en école de langues au Canada. Ceci est vrai pour toutes les provinces de l’Ouest et l’Ontario, mais seule la Chine figure dans le top 5 au Québec.

#4 Plus d’étudiants viennent pour des séjours courts avec des visa de visiteur

Alors qu’environ 25 % des étudiants qui viennent étudier au Canada le font avec un permis d’étude, ce chiffre tombe à 11 % pour le Québec.

Bien que cela soit en partie dû au nombre élevé d’étudiants canadiens que reçoit la province, ce chiffre est très éloigné des 69 % d’étudiants avec visa de la Nouvelle-Écosse ou des 29 % d’étudiants avec permis d’étude en Ontario, le plus grand marché des écoles de langues au Canada.

Ces chiffres indiquent un plus grand renouvellement d’effectifs étudiants dans les écoles de langues au Québec et des efforts de recrutement différents du reste du pays.

La différence se constate également dans les programmes permettant d’accéder à des études supérieures au Canada. Le Québec compte la moitié moins (6 %) d’étudiants dans ces programmes que l’Ontario (13 %). La moyenne canadienne étant de 11 %.

En bref, les étudiants venant au Québec pour étudier une langue restent moins longtemps que dans les autres provinces.

#5 Les institutions d’éducation au Québec ont des stratégies de recrutement différentes

Les stratégies employées par les écoles de langues à Montréal et Québec sont très différentes de celles d’écoles de langues à Vancouver ou Toronto.

La moitié des étudiants qui choisissent le Québec optent d’étudier le français. Étant donné la demande vastement supérieure à l’échelle mondiale pour les programmes d’apprentissage de l’anglais, notamment dans les pays asiatiques, il n’est pas surprenant que les partenariats développés par les écoles québécoises soient différents.

Cela signifie également que les écoles de langues du Québec font face à une compétition de la part des écoles européennes (principalement françaises) pour attirer ce segment du marché, et cela en plus de la compétition des écoles canadiennes et internationales pour les programmes d’apprentissage de l’anglais.

Les agents en éducation du Japon et de la Corée sont plus à même de recommander des villes anglophones à leurs étudiants, comme Vancouver ou Toronto, et le marché des cours de langue française est nettement inférieur dans ces pays.

Pour conclure

Les écoles de langues au Québec font face à des défis uniques à leur province et au marché dans lequel elles opèrent.

Lorsqu’elles développent des partenariats avec des agents de recrutement en éducation, des formations supplémentaires et un échange de documents additionnel est souvent requis afin d’éduquer les agents aux programmes et offres particulières à ces écoles.

Les étudiants viennent au Québec de partout et pour étudier toutes les langues. Toutefois, les écoles de langues font face à une compétition accrue sur leurs deux segments principaux : les cours de langues française et anglaise.

En collaborant étroitement avec leurs partenaires à l’étranger sur les documents marketing et les façons d’éduquer leurs étudiants potentiels à leur offre, elles sont également en bonne position pour croître et se développer.

Sources :

Fact Sheets on Language Education in Canada, Langues Canada, Fiches de données de 2019 pour le Québec, les provinces atlantiques, l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l’Alberta et le Manitoba.

The Role of Education Agents in Canada’s Education Systems –Conseil des ministes de l’Éducation (Canada) rapport de 2013.